Le Blog de la Redaction CKM

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lundi, novembre 17 2008

A la rencontre de Tony Estanguet

Petit déplacement dans les beaux quartiers parisiens la semaine dernière pour la rédaction de CKM. Non pas qu'on ait décidé changer d'adresse et de déplacer les bureaux de la Rue des Rivières à la très chic Avenue Montaigne, mais c'est simplement dans ces parages qu'on est allé rencontrer Tony Estanguet. Volontairement discret depuis sa déception olympique, Tony nous avait gentiment donné rendez-vous pour une interview (à paraître dans le mag daté Décembre-Janvier), quelques heures avant qu'il n'enchaîne avec les Oscars du Rugby 2008, où il devait remettre un prix à un rugbyman ayant marqué la saison 2008. Une heure et demie de discussion et quelques thés verts plus tard, tout était "dans la boîte" : son avenir, ses projets, son analyse poussée de son échec de Pékin,etc... encore un peu de patience, et vous pourrez lire tout ça dans notre prochain mag !

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mercredi, octobre 1 2008

Et maintenant ? Edito CKM 207

Le soufflé médiatique des Jeux est déjà en train de retomber et bien malin celui qui dira ce que le canoë-kayak retirera de cette nouvelle expérience. Un coup de projecteur unique, intense, mais peut-être, hélas, éphémère…De là à en conclure que l’avenir médiatique du CK s’est joué dans un mauvais stop et un contre-courant vicieux, il y a une porte grossière que nous ne franchirons pas, même en l’esquivant. Car il ne faut pas oublier que si les sirènes de l’olympisme viennent taquiner nos oreilles tous les quatre ans, elles n’en transforment pas forcément l’aura médiatique du CK sur le long terme. On pourrait parler de dose homéopathique, avec forte piqûre de rappel. Un titre de plus aurait-il changé la face du traitement  ?

Première hypothèse, la plus cynique, genre « beaucoup de bruit pour rien ». Le CK vient tout simplement d’être remis à la place qu’il mérite, il retourne au fond de la classe, et qu’il ne la ramène pas trop, on a déjà été bien gentil avec lui. Avec les moyens qu’on lui a donné, les journalistes déplacés, bla bla bla… Deuxième hypothèse, la plus optimiste : pourquoi serait-ce foutu ? Parce que Tony n’a pas gagné ? Mais les images étaient-elles belles ? Oui. Le grand public a-t-il été averti de ce spectacle et de ces épreuves ? Plus que jamais. Les a-t-il suivies ? Oui, même si le décalage horaire n’a permis à aucune épreuve des J.O. d’atteindre des scores énormes. A noter au passage que la médaille qui aura le plus marqué est sans aucun doute le bronze de Ben Boukpeti qui, en une manche, est à la fois devenu héros national au Togo, mais a aussi sans doute sauvé le slalom olympique en démontrant une forme d’universalité de continents représentés.

Et si la leçon à retenir était tout simplement un mélange des deux ? Que finalement, le CK ne sera jamais rien d’autre que le CK, mais qu’il ne faut pas pour autant l’attendre au niveau où il ne peut pas être ? Et si, surtout, c’était la preuve que le CK n’est rien d’autre que du sport, et que Tony n’était en quelque sorte rien d’autre qu’un homme ? Et si, enfin, on en profitait pour se dire qu’il y a une vie après les Jeux, qu’il est grand temps de déserrer la soupape médiatique et politique qui donne aux seuls résultats olympiques une importance presque indécente car démesurée, oubliant trop vite l’aspect avant tout ludique de n’importe quel sport, même pratiqué à son plus haut niveau ?

Tony n’a pas gagné, et alors ? Il reste le « canoe-kayakiste » (sic) le plus connu du grand public, et son image peut continuer longtemps à servir la cause. D’autant plus qu’il n’est pas dit que le garçon raccroche ... Restent un engouement toujours fort aujourd’hui pour les sports de pleine nature, les déplacements doux, une prise de conscience environnementale grandissante dans les esprits, autant de préoccupations dont le Canoë-Kayak peut être un véritable…porte drapeau.

Alors, il reste peut-être tout simplement à se retrousser les manches, à travailler dans le sens d’une communication claire et volontaire, à mettre en avant tous les points forts du CK et à continuer à prêcher la bonne parole. Tout en prenant conscience du danger du label « vu à la TV ». S’il est le Sésame le plus évident pour la reconnaissance, il est aussi le plus versatile. A l’heure des bilans, il convient plus que jamais de se demander quelles sont les vraies valeurs de notre sport, ses points forts comme ses points faibles, et dans quelle direction nous voulons désormais pagayer.

Voici en attendant un numéro « Spécial Compète » plein de sueurs, de larmes, de joies et de peine, bref de l’émotion. Sans doute ne faudrait-il pas demander plus à la compétition et au sport.

Slovénie’s blues de Stephane Roux

J’ai le blues. C’est toujours la même chose. Une sorte de gueule de bois doublée d’une grosse déprime. Les hurluberlus de mon équipe me disent que je suis trop sensible. Ils font sans doute les marioles pour me remonter le moral mais je sais qu’ils ne sont pas au mieux eux aussi. Non, c’est clair, je ne suis pas bien du tout. C’est sûr que la rentrée y est un peu pour quelque chose. Depuis le temps je devrais pouvoir faire gaffe. Pourtant, rien n’y fait. A chaque retour de Slovénie, j’y vais de mon gros coup de mou. Va bien falloir quelques godets de Chartreuse et une petite série de Vénéon pour me remonter. D’un autre côté, il y a tout de même de quoi. Passer en deux coups de cuillères à soupe de la Soca à nos lieux de patauges hexagonaux reste un exercice d’une rare brutalité. Non pas que nous n’avons pas quelques beaux spots à titiller mais comment vous dire ? Imaginez tourner tout un repas au Champagne et devoir vous rabattre sur une Blanquette à l’heure de l’omelette norvégienne. C’est un peu quif-quif. Le pied intégral suivi d’une bonne grosse baffe. Pour l’aller, pas de problème. Un bidon de Red Bull, une pipette dans la bouche et zou. Le compteur bloqué à quatre vingt sur l’autoroute, les barcasses sur le toit n’ont qu’à bien se tenir. Bovec nous voilà. Mais pour le retour, bonjour les migraines. Obligé de tourner à la camomille et faire quelques paliers de recompression en passant par l’Inn, l’Oetz ou quelques autres dépotants du Val d’Aoste. Et cette année, je ne sais pas pourquoi mais l’affaire est encore plus duraille. Peut-être un peu l’âge qui joue. Non pas que mes artères ne supportent plus les retours sur terre. Non ! Simplement voilà, contrairement à bibi, la Soca et les pépites alentours ont cette qualité improbable de ne pas prendre une ride ou presque. Et là, pour le coup et d’un point de vue des affres du temps, faut tout de même dire que je ratatine bien plus vite que cette jeunette géologique aux yeux turquoises. De ce point de vue, par chez nous, la situation est souvent plus équilibrée. La plupart du temps on se sent avantageusement rouillé au même rythme que nos rivières. Il y a même parfois des parcours qui semblent plus rapidement attaqués que nous. Bon, il s’agit là tout de même d’une très petite compensation morale dont je pourrais allègrement me passer. Mais bon ! Alors, c’est vrai, les tatillons de l’esprit kayak me diront que la Soca se fait tout de même payer depuis quelques années. Pas loin de sept euros la semaine pour un kayak. D’accord. Et qu’il ne faudrait pas que cela se généralise. Sans doute. Encore que si c’était pour la bonne cause ? Tenez, pour continuer à naviguer sur la Rizzanese ou la Santoire. D’autres me diront qu’il y a trop de monde et que les campings sont à craquer. Bon ! D’un autre côté vous n’avez qu’à bien choisir vos voisines. Je vous dirais bien aussi que j’y ai vu deux ou trois grues trainer sur un chantier non loin des chutes de la Boca. Il faut bien que je ronchonne à mon tour pour quelque chose. Non, vraiment, pour le reste, la Soca et les pépites alentours restent diaboliquement belles. Une beauté vive comme une fenêtre ouverte en grand sur nos contrées rêvées et nos délires les plus fous de kayakistes. Nos nostalgies un peu aussi des parcours perdus ou des amours secrets. Une immuable grâce telle une force s’imposant à toute la vallée. Aux hommes aussi invités à l’admirer et la préserver. La Soca est à elle seule un univers fait d’écume et de calcaire blanc excluant toutes sortes d’artifices, rendant d’emblée caduque les modes futiles, excluant les excès. La Soca est de ces lieux magiques qui impriment à l’homme l’esprit de l’écume. Un esprit comme un souffle qui fait passer le kayak dans l’accessoire. Non pas que l’on ne soit pas ici bienvenus et les plus heureux des barbotants. Tout au contraire. Simplement, la star, le spectacle, ici, c’est elle. C’est elle que l’on contemple et pas l’inverse. La rivière s’impose de toutes ses forces et de toutes ses beautés. Peu importe le modèle de la barcasse, le style ou le look du baigneur. Ici, le Bavaria K5 ou le Gatino de papy fait l’affaire. Le Rhomer vintage vissé sur la tête, une azzali bois dans les mains, le pépère est invité par la belle à goûter à la source de la vie. Personne ne se moque. La tribu hétéroclite qui navigue sur la Soca constitue une sorte d’écomusée. Le fanfaron stické des deux bosses au casque est zieuté avec indulgence comme un gamin se prenant pour Zidane en jouant au foot dans le jardin. Le kayakiste sur la Soca, s’efface, n’est plus le sujet. De toute façon il ne peut lutter. Et là, que l’on veuille ou non, on touche ici à l’essentiel. Une approche de la rivière qui fait du bien, apaise, enrichie l’âme et l’esprit. Sur la Soca, ton casque trucmuche dernier modèle, on s’en tape. Ta pagaie ergonomique machin chose à 600 euros, pareil. Tes figures freestyle ? Limite grotesques, hors sujet telle une bonne blague grasse balancée à voix haute en plein recueillement. Ici le kayakiste cause au pêcheur à la mouche planté au milieu du cours. L’inverse est vrai aussi. Ici, la température arctique de l’eau n’empêche personne de lâcher la pelle à tout moment pour plonger à poil dans une vasque. Sur la Soca, l’homme devient un humble et sensible invité. Ce faisant, il apprend aussi à se reconnaitre en tous ceux qui comme lui respectent et ressentent l’eau vive quelle que soit sa manière d’y accéder.

lundi, juin 30 2008

Fin d'Humeur - CKM 205 - Petit niveau...

Par Stéphane Roux

Autant dire tout de suite que les sports mécaniques ne sont pas ma tasse de thé. Bon, une baston dans un champ de betteraves avec la Diane de grand-père ou une partie d’auto-tamponneuses à la foire du coin avec les hurluberlus du club, je ne dis pas. Mais pour le reste, la seule référence au Dakar a tendance à me briser le brin de zénitude qu’il me reste. Il suffit d’ailleurs qu’un dimanche, après avoir constaté une nouvelle digue sur mon spot favori, je zappe accidentellement sur le grand prix du Brésil pour que ce soit un joyeux bordel le soir à la maison. Je n’y peux rien, tout ce vacarme, ces paquets d’euros brûlés sur le bitume me titillent les nerfs aussi efficacement qu’un arrêté préfectoral nous proposant d’aller patauger ailleurs. Alors, quand pour causer d’un sujet kayak j’en suis à imager mon propos via un petit détour hallucinatoire par le rallye, c’est que l’heure est grave et ma boîte à pilule vide. Vu ce qui va suivre, je ne vous en voudrai d’ailleurs pas si vous abandonnez la lecture de ce billet pour retourner zieuter paisiblement les plus belles pages de votre magazine préféré. Non ? Bien ! Je vous aurais prévenus. En relisant un soir l’article sur la descente parue dans le dernier CKM, signé de notre vénéré rédacteur en chef, le cauchemar qui a suivi m’a conduit à décréter ni une ni deux, que le Monte-Carlo était désormais relégué au rang de sympathique promenade pour automobilistes en goguette. Pour continuer à piloter, Sébastien Loeb avait retrouvé après quelques démarches à l’ANPE un poste de formateur à l’automobile club d’Alsace chargé des sessions de rattrapage de points pour chauffards de tout calibre. Pour que l’hallucination soit complète, Jean-Pierre Pernaud, à qui j’hésiterais à confier ma Kangoo pour la moindre navette, obtenait quant à lui le statut d’athlète de haut niveau, pour sa participation au Trophée Andros. Entre deux parties fines, le patron de la FISA et quelques huiles pataugeant dans les dollars et peu dans le cambouis avaient finalement acté que le rallye traditionnel était has been, trop confidentiel et compliqué à tranformer en pépettes et que par conséquent seuls les petites épreuves en circuit valaient le coups. Parfois, j’avoue que mes délires m’étonnent moi-même et me font presque peur. Je ne vous dis pas ma tronche au réveil. Et bien figurez-vous qu’il semblerait que ce petit plan fumette pourrait devenir réalité pour nos tribus. Certaines des plus grandes autorités sportives, qui généralement se reconnaissent par leur légendaire incapacité à courir un cent mètres en moins de 35 minutes ou distinguer un kayak inuit dans un tas de site on top, voudraient nous exclure la descente du haut niveau. Ben tiens ! Le CK version criterium, la descente de rivière, rien moins que l’essence du canoë et du kayak, de notre culture commune. Allez ouste, du balai ! Je vous laisse bien entendu le temps de vous asseoir, avaler un tube d’aspro et relire les lignes précédentes autant de fois que nécessaire pour bien en saisir la portée. C’est bon ? Donc, seul le slalom et la course pourraient être désormais dignes de ce statut dont le prestige m’échappe définitivement. Motifs ? Un mixte entre le peu de nations mobilisées, des aspects sécurités, des parcours trop longs difficiles à couvrir avec une seule camera par France 3 Limousin, une image un peu trop canoë-kayak à l’ancienne. Les naïfs comme Bibi, qui pensaient que la descente était le top du top du haut niveau parce que justement duraille, engagée, limite héroïque dans son rapport à la rivière sauvage et de ce fait réservée à une élite en sont pour leur frais. Tout faux ! Le haut niveau se doit à l’avenir parler au plus grand nombre, titiller aussi la ménagère ménopausée, être présentable, sexy, formaté, promotionnable et vendable comme une boîte de conserve sur les linéaires d’un hyper. Le haut niveau ne doit pas craindre les impondérables des parcours naturels. Le haut niveau doit éviter d’agacer les gras doubles du CIO, faire bailler le téléspectateur. La compétition grande classe doit autoriser le zapping sans perdre le fil, respecter un format court, un goût, une couleur reconnaissable d’un bout à l’autre de la terre comme un bon coca. Alors c’est sûr, dans ces conditions la descente n’est pas sur la bonne pente. Elle n’a pas fait d’effort pour ressembler à rien. Les descendeurs rechignent même à suivre les volleyeurs qui, pour rester dans la cour des grands et passer à la télé, ont dû se foutre en string pour jouer à la ba-balle sur du sable. C’est vrai que la descente en rivière est restée cette discipline de compétition incompréhensiblement ringarde. Des descentes sur des parcours naturels, à fond les manettes sur des espèces de barcasses en forme de missile. Un truc old school, d’initiés. Enfin, d’initiés ! Des espèces de pervers qui se tirent la bourre sur des rapides abominables avec des engins de torture qui n’autorisent une stabilité toute relative, qu’à partir de 90 nœuds. Des dangereux individus, dont le plaisir est par exemple de contre-giter à donf dans des drossages du diable, se faire une pile en solitaire sur une paire de kilomètres gras de gras, transpirer comme des dingues histoire de choper un arrêt cardiaque dès le premier bain, s’arracher les bras de telle façon que le petit appui qui va bien sur le dernier gros bazar du parcours ou le simple franchissement de la ligne d’arrivée tient souvent du miracle. Une tribu qui ne peut s’empêcher de voyager avec des remorques très approximatives de 15 mètres de long, avec des tas de tubes sous housses. Des doux hurluberlus qui placardent dans leur chambre à coucher des posters d’un certain Zok, que nous devrons aujourd’hui considérer comme un aimable canotier des bords de Seine. Plus grave encore, des genre de gusses qui ne se résignent pas à faire leur chrono sur du plat ou entre deux digues en béton. Assurément donc, une discipline au plus bas sur l’échelle des valeurs sportives dominantes, mais qui restera peut-être aussi pour cela, au plus haut dans le cœur des amoureux d’un sport qui ne peut se résigner à abandonner son lien privilégié avec l’écume des rivières naturelles.

lundi, avril 21 2008

A propos des J.O...Edito CKM 204

Dans le Canoë, on n’est pas à un paradoxe près...

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jeudi, février 14 2008

Fin D'humeur CKM 203 -Positivons !

En 2008 positivons par Stéphane ROUX

J’en connais un qui va respirer un peu. C’est le big boss. Pour 2008, en guise de bonne résolution, j’ai décidé de placer cette rubrique sous le registre du positif. Il n’y a pas de raison. A force de jouer le rôle du grincheux, je me demande s’il n’y a pas à la longue un risque de passer pour le caractériel de service. Aussi, en cette nouvelle année je vous propose de po-si-ti-ver. Alors autant commencer tout de suite en causant de quelques babioles qui dans un passé récent auraient secoué ma pile inutilement. Tenez, au hazard, le salon nautique. En décembre dernier, j’aurais certainement pondu un truc du genre « y a-t-il des kayaks dans la piscine cette année » ou tout simplement enguirlander les absents chez qui on venait chaque année tailler la bavette après avoir tenté de prendre une coupette sur le stand de la fédé histoire de faire le nombre. A l’heure où notre icône olympique arrive à faire vendre du gel douche à ma belle mère et que notre activité marque des progrès en matière de reconnaissance médiatique, j’aurais pu taquiner sur le coté ringardos et riquiqui de notre présence à côté du salon du spa. A une époque où nos petites joutes de Bourg ou de l’Argentière peuvent se voir sur des canaux et des créneaux plus comestibles que ceux qui sont offerts par les chaînes du réseau câblé ukrainien, j’aurais pu tout de même titiller sur la question. Et bien, non. En 2008, je ne vous parlerai, sur le sujet, que de mes économies de train, du beau plan ne déportant que je me suis tapé en remplacement de la grande foire du ciré jaune. Non, vous voyez, le bazooka à tout bout de champ, c’est fini. Je ne voudrais pas continuer à transmettre ma mauvaise humeur chronique aux lecteurs qui veulent rêver un peu. Les aigreurs à l’estomac, la dépression à tous les étages, l’horizon toujours en noir, ouste, du balai ! Avec un temps de retard, l’année 2008 sera pour cette rubrique celle de la rupture. Un avenir radieux est désormais à porté de pagaie et au bout de chacune de mes lignes. Bon, je ne vous cacherez pas que les premiers temps cela ne va pas être toujours facile. Ce premier billet 2008 sera sans doute encore marqué d’un chouya d’ironie malsaine. Mais avec une poignée d’euphorisants, deux ou trois godets de Banyuls chaque matin, je vous promets dès le prochain numéro du Walt Disney pur jus. Et pour bien vous montrer que je progresse à vue d’œil, je vais vous parler au final, d’un sujet qui me tient à cœur et qui m’aurait très certainement conduit en 2007 à multiplier les mots grossiers et autres vitupérations dignes d’un mercenaire en fin de congrès. Le projet de barrage en amont des rapides de Malafosse. Pour du lourd, c’est du lourd. Et bien même pas peur. Je résiste. Certains attendraient que je balance la grande artillerie et que je tire à vue. Et bien désolé, ne comptez pas sur moi en 2008. D’ailleurs, la Régie Electrique du Briançonnais qui porte le projet, va nous arranger tout cela au petit oignon. Avant même que débute les enquêtes, nos amis nous assurent sur leur site à la façon du grand Charles qu’ils nous ont compris. Je reprends texto : « Comment la fédération départementale de kayak perçoit-elle ce projet ? Le tronçon de la Durance en aval du Malafosse jouit d’une réputation internationale et d’un niveau de difficulté recherché par les passionnés. Il est donc indispensable que le projet prenne en compte l’activité kayak sur ce tronçon. » Vous voyez, on est entre de bonnes mains. D’ailleurs, c’est bien connu, tous les parcours de réputation internationale bénéficient systématiquement d’une prise en compte bienveillante de l’activité. « Ou va se trouver le barrage et pourra-t-il être franchi par les kayaks? L’aménagement d’un accès débarquement/embarquement avec un chemin de contournement est envisageable au niveau de la prise d’eau. » Nous ne savons pas encore si nous aurons droit au fleurissement du chemin de contournement mais c’est sympa de penser à nos petits petons et à notre confort pour l’embarquement. « Quand la pratique du kayak sera-t-elle possible en aval du barrage? En période de forte hydraulicité le débit de la Durance sera suffisant pour permettre à la fois le prélèvement d’un débit dérivé pour alimenter l’usine et la pratique du kayak. Pour les autres périodes, ou les déverses seront plus faibles, le seul débit réservé sera insuffisant. Une réflexion est engagée entre EDSB et la fédération départementale de kayak sur les compromis à trouver pour élargir la période de pratique du kayak. » J’en ai presque des frissons. Je n’ai même plus d’effort à faire pour positiver. C’est presque trop facile. Comme sur le Gyr voilà un projet qui va nous permettre d’élargir les périodes de navigation, calculer à la minute et au cm3 prêts les bons créneaux pataugent en nous ponctionnant ce qu’il faut pour que ce ne soit pas trop gros, éviter de nous poser trop de questions pour garer le 4x4, lire les dernières recommandations sur un panneau en mélèze, bénéficier d’une table pour le pique-nique et si nous négocions bien, le fin du fin, l’éclairage du parcours. Car à produire toujours plus d’électricité autant en profiter pour améliorer la visibilité des passes par mauvais temps. Bref, le bonheur ! Et pour de la haute-rivière ce sera de la haute-rivière sans tous ces impondérables de débits, de saisons, ces buts, ces portages le long de berges, irrégulières, sombres, non sécurisés, sans chemins aménagés, tous ces trucs qui composaient l’ordinaire des kayakistes d’un autre âge. Il y aurait bien que quelques passionnés de mauvaise foi pour y voir malice.

mardi, janvier 8 2008

Edito 202

Pour la première fois depuis de longues années, CKM n’avait pas de stand au Salon Nautique de Paris en ce début de mois de décembre. Certains d’entre vous s’en sont aperçus, qui ont cherché désespérément le stand de leur revue préférée dans le dédale de la grande messe. Le problème, c’est qu’ils n’étaient pas très nombreux, les kayakistes, à visiter le salon. Pour tout dire, ce n’est pas un phénomène nouveau ; il y a quelques hivers déjà que nous relatons dans nos colonnes un certain manque d’intérêt des pratiquants du CK, alors même que le nombre de visiteurs global continue d’être tres important. D’où un certain doute dans l’esprit de certains dont nous sommes, qui s’interrogent sur la fonction du salon. Pour nous, il est très utile que le CK soit représenté au Salon, pour sensibiliser, montrer, faire découvrir, auprès du grand public. Mais le même salon ne convient pas (ou plus) pour constituer un rendez-vous de passionnés, qui viennent découvrir des nouveautés, discuter, échanger, pourquoi pas même essayer du matériel. Il y a déjà plusieurs éditos de CKM que nous le disons, il est grand temps de créer cet événement, que nous situons idéalement au printemps, au début de la saison probablement. Mais en attendant, il est un événement existant, vieux aujourd’hui de plus de vingt ans, qui pourrait pourquoi pas tenir ce rôle : En 1995, CKM titrait son article sur le Marathon de l’Ardèche : « dans la cour des grandes ». Comprenez l’épreuve venait d’arriver d’après nous au niveau de ses consoeurs européennes telles que Riba de Sella et nous voyions alors se dessiner un avenir sur les traces des grandes courses à pied ou de ski de fond populaires. L’édition 2007 vient de montrer, encore une fois, combien cette prédiction n’était pas fausse. Les 2000 participants de cette descente pas comme les autres viennent d’horizons kayakistes les plus divers. Et au-delà de ce phénomène « interne », on assiste aujourd’hui de plus en plus à une participation de sportifs, accomplis ou non, venus d’autres disciplines. Amoureux du sport nature, ils veulent inscrire l’épreuve ardéchoise à leur palmarès de « finisher », entre un « Templiers » ou une « Transjurassienne ». Ce phénomène est ce qui pouvait arriver de mieux au Marathon, qui pour le coup se retrouve vraiment dans la cour des grandes courses. Pour autant, son « nouveau » statut lui donne des obligations, et les clubs organisateurs sont aujourd’hui devant une situation que connaissent bien tous les organisateurs : comment continuer de gérer un succès, tout en améliorant encore son événement et en n’ayant pas forcément les moyens financiers pour assumer ce développement…Le succès devrait logiquement amener son lot de contrats de partenariat, de reconnaissance, etc. Certains annonceurs pourraient ne pas rester très longtemps insensibles aux atouts de l’épreuve, eux qui cherchent à la fois une exposition mais aussi des contacts de terrain avec les consommateurs. C’est tout du moins le cas d’un certain nombre de marques impliquées dans le sport nature qui seront peut-être intéressées par le concept du marathon. Cependant, avant d’être un événement « grand public » le Marathon de l’Ardèche est un rendez-vous pris par tous les acteurs de notre sport. Au chapitre des développements possibles, pourquoi pas travailler encore plus les composants de ce rendez-vous, tel que le « village » exposant ? Aujourd’hui, de nombreux professionnels ont compris l’importance de l’événement en terme de participation, et trouvent-là l’occasion de rencontrer des clients. Projections de films, réunions, séminaires, sont aussi des pistes à explorer. En fait c’est tout simplement une forme de festival que pourrait demain proposer le Marathon, se positionnant encore plus comme LE rendez-vous du canoë-kayak. En en attendant d’autres si possible, à d’autres dates, en d’autres lieux, car il est évident que des événements de nature « participative » comme le Marathon permettent de créer une identité forte pour des activités.

Humeur 202 - Le gouffre des meules, c'est combien ?

Il y a peu, une de mes amitiés de patauge me balance par courriel cette terrible question. Au fait, c’est coté combien le Gouffre des meules ? Les candides trouveront cette question un peu obscure. Mais pour ceux qui un jour se sont retrouvés sur le Haut-Tarn à zieuter le bestiau ou pire, à l’envers dans le bazar, l’affaire est bien plus importante que la couleur de sa pagaie ou l’estimation de la profondeur du trou de la sécu. Le Gouffre des meules, c’est du quoi ? Du 5 ou du 6 ? C’est vrai que depuis que nous savons que Kayak Cévennes va sortir en décembre, moi aussi je n’arrête plus de cogiter. A vrai dire, je n’en dors plus. A croire qu’il existe encore en France de dangereux hurluberlus, suffisamment philanthropiques pour publier la description par le menu de ces dépotants qui turlupinent nos tribus depuis belle lurette. Et là, inutile de préciser que le bouquin du père Henri Denis et sa bande de compères a de quoi nous faire reprendre une cure de pastilles Renie. Deux ans de repérage, six mois de gestation, pour au final un bébé de 288 pages en français et anglais avec en prime les points GPS des embarquements et débarquements, histoire d’éviter aux zozos le plan sangliers mais beaucoup plus rarement celui de la truite saumonée. En tous les cas voilà un objet de torture qui va atterrir vite fait bien fait dans la boîte à gants de mon tas de bout, avant de sonder le fond de la Dourbie, planer sur la Bourges ou titiller les secouants du Haut-Tarn. Alors, le Gouffre des meules, c’est à quel tarif dans ce topo-guide ? Renseignement pris, c’est visiblement le max et sans possibilité de réduction pour les groupes, les étudiants ou les seniors. Pour bibi ça paraît très bien le six. Pour tout vous dire, la simple évocation de cet endroit diabolique de Lozère me réactive illico mes rhumatismes, doublés parfois d’une poussée virulente de plaques rouges. Mon médecin m’a dit que c’était sans doute psy. Les souvenirs de moments de solitude sans doute. Car chaque fois que je me suis fait pulvériser dans ce passage sous les regards goguenards des lourdauds, je me suis toujours dis en rassemblant le matos éparpillé dans la piscine du bas que c’était tout de même du sévère. D’autant que généralement, la petite baignade se déroule en des saisons et une contrée suffisamment clémentes pour vous demander de dégivrer au chalumeau votre combi collée raide, comme un bâton au panneau du camping de Pont de Monvert. Au final, je me dis que quelque soient nos révélations ou prières devant la margelle, le nombre d’engelures aux doigts, les centimètres de neige sur les bords, le fond, la marque, la taille, la couleur de nos barcasses, l’âge du capitaine et le nombre de Chartreuses vertes ingurgité, ce gouffre fricote tout de même avec le haut du panier de la WW nationale. Je pensais donc que l’affaire était réglée et que le six reflétait tout de même bien l’ambiance générale du dépotant. Tu parles. Le cador de mon groupe, qui lui aussi ne dort plus mais saute généralement l’affaire sans état d’âme, me balance l’autre jour que coller 6 au gouffre des Meules c’était tout de même un peu copieux : « Tu comprends, avec ce que les gusses s’envoient aujourd’hui en Norvège ou au Chili, cette babiole descendue en péniche, c’est tout de même plus près du 4 sup ». Bon, je n’ai pas répondu. Du 4 ! Et pourquoi pas du 3, voire du 2 avec possibilité de stages UCPA ? C’est vrai que depuis que l’on confond une flopé d’infrans avec la foire du trône et que YouTube multiplie les images d’extra-terrestres, je ne suis plus sûr de rien. Que l’on ait gardé quelques neurones sous le casque ou pas, on peut tout de même se dire que le 5 et le 6 regroupent toutes sortes de bazars plus ou moins comestibles, un peu comme dans les rayons de la Farfouille. On y trouve de tout, du rapide d’entrée de la basse Guisane franchi en canoë bois par les équipes du CCF aux gros bastringues du Rio Baker. Dans un sens, c’est démocratique. Même les laborieux comme moi peuvent rouler les mécaniques à bon compte. Bref ! N’y voyant plus tout à fait clair, je me suis donc retourné sur les cotations officielles pour vaincre mes angoisses. Je croyais trouver la réponse définitive en me coltinant du sérieux : l’arrêté jeunesse et sport du 04 mai 1995. Je croyais. Car autant tout de suite vous dire que depuis je ne sais plus trop quoi en penser. En tous les cas, à la lecture pour le moins riante du doc, le gouffre des Meules ne peut pas être classé 6 ni même 5 : « Classe VI, limite de navigabilité, généralement impossible, éventuellement navigable selon le niveau des eaux, grands risques. Classe V, extrêmement difficile, reconnaissance inévitable, vagues, tourbillons, rapides à l’extrême, passages étroits, chutes très élevées avec entrées et sorties difficiles ». Généralement impossible? En tous les cas, chaque fois que, contraint par la bande, je donne trois coups de pelles dans le coin, j’ai toujours du mal à faire comprendre à mes tortionnaires le concept. Pour eux, quand il y a de l’eau un mois dans l’année, tous les passages sont de fait généralement impossibles. Donc, quand le robinet est ouvert, tout devient exceptionnellement possible. Éventuellement navigable selon les niveaux d’eau ? Bon c’est bien vrai pour le gouffre mais en réalité valable aussi pour tous les pissoux. De là à ce que nous cotions 6 le Charlemagne pour cette raison. Grands risques, reconnaissance inévitable ? Pour moi, c’est évident! Mais pour les virtuoses du gros? Entrées et sorties difficiles ? Non plus, on ne peut pas considérer que les problèmes principaux du gouffre des Meules soient l’entrée et la sortie. Pour entrer, il suffit d’une petite absence, trois canettes de Red Bull et une petite reprise dans le planiol amont et zou. Pour la sortie, c’est encore plus expéditif. On ferme les yeux, la bouche et les oreilles et on attend la détonation finale. Le problème, c’est en réalité les chicaneries du milieu. En plus, on ne peut pas dire qu’elles soient composées de vagues, de tourbillons, passages étroits et chutes très élevées. Bref ! Si ce n’est pas raisonnablement du 1, 2, 3, 4 et pas davantage du 5, 6, c’est du combien le Gouffre des meules ? Je ne sais plus. Je ne sais vraiment plus. D’ailleurs, au final, je me demande si je veux bien savoir. De toute façon, Gouffre des meules ou pas, la plus raisonnable des cotations n’est-elle pas celle qui propose de lire sur place et par soi-même la rivière et ses rapides ? Le meilleur topo-guide n’est-il pas celui qui en donne simplement les clefs d’accès ? Si c’est le cas, Kayak Cévenne est de ceux-là et c’est tant mieux.

Stéphane Roux

Edito 201 - Déjà un oeil vers Pékin...

Après de nouvelles médailles toutes fraîches du Brésil, celles de cet été à Duisbourg et le titre mémorable des ligneux Cyrille Carré/Philippe Collin, c’est très naturellement que tous les regards des passionnés de compétition vont se tourner désormais vers Pékin. Ces deux-là vont-ils poursuivre leur ascension fulgurante et obtenir la médaille olympique attendue depuis longtemps ? Tony entrera-t-il dans l’histoire en emportant un troisieme titre olympique ? l’extraordinaire densité des kayakistes français leur permettra-t-elle de conserver le titre remporté à Athènes par Benoît Peschier ? Ce dernier reviendra-t-il dans la course, ainsi que Fabien Lefevre ? Comment tous ces jeunes kayakistes vont-ils surmonter l’épreuve fratricide des courses de sélections l’an prochain, alors qu’elles vont réunir : le champion du Monde 2002 et 2003 (Lefevre), le champion Olympique 2004 (Peschier), le champion du Monde 2006 (Billaut), le champion du Monde 2007 (Combot) ? Sans parler des préoccupations de tous les autres, olympiques ou pas, qui sont déjà en train de fourbir les pagaies pour la saison prochaîne. En regardant l’activité par ce bout de la lorgnette, on pourrait penser que de ce suspense haletant dépend l’avenir du canoë-kayak. Pourtant rien n’est moins sûr. Pendant ce temps là, d’autres acteurs du monde du kayak se posent aussi des questions. Sur le marché économique, la préservation des rivière…ou tout simplement pour continuer à faire tourner un club. En ces temps de rentrée des classes des écoles de pagaie, nombreux sont les présidents en effet qui se demandent comment ils vont joindre les deux bouts de la saison, qui va encadrer les plus jeunes, quel matériel ils vont pouvoir acheter… Faut-il augmenter le prix des cotisations, au risque de se priver d’une des fonctions sociales de l’activité ? Faut-il rêver à d’improbables sponsors, qui sont plus préoccupés par l’acquisition du dernier pass-vip pour le stade de foot après avoir planché sur l’énième campagne ringarde autour de la sémantique rugbystique ? Faut-il essayer de sensibiliser encore plus les élus locaux, qui la plupart du temps le sont déjà, et qui ne peuvent guère faire plus au regard de ce que « pèse » l’activité. Et c’est sans doute ce dernier point qui sera déterminant pour l’avenir de notre sport. On reconnaît aujourd’hui aisément une image très télégénique au CK, des champions emblématiques qui sont plutôt bien suivis par les médias, une image globale finalement très positive. Mais un déficit évident en terme de puissance de la pratique. le CK a du mal a réellement « exister ». Car au delà de l’image, le moment où une activité décolle, c’est quand sa pratique se développe. Ce qui nous renvoie à la notion de « donner envie », et de l’image « brouillée » qu’elle émet, que nous avons déjà souvent évoqué dans de précédentes colonnes. Lorsque une grande chaîne TV diffuse un sujet sur le kayak de mer, les gens ont envie d’essayer, tout de suite. Mais ils n’associent pas du tout cette image à celle de Tony Estanguet. Il suffirait pourtant de quelques messages bien émis pour que cela s’entende mieux. A quand une campagne de relations-presse menées par un collectif de fabricants, et/ou la fédé ? Et pourquoi pas une campagne pub financée par EDF qui servirait la cause de l’activité dans sa globalité pendant qu’on y est ? Chiche ?

Humeur 201 - Dire que Beijing 2008 aurait pu être en Chine...

Pas dormi de la nuit. Peut-être les nems pas frais ou le second godé de Chartreuse pris au club. Enfin, quoi qu’il en soit, j’ai passé mon temps à tourner dans ma paillasse tout en cogitant sur la prochaine destination olympique de la tribu. Et là, quant à être dans la surchauffe autant mettre le paquet. Figurez-vous que je me suis mis dans la caboche que les prochains jeux olympiques allaient se dérouler en Chine. Vous parlez d’un dérapage. Bon, nous ferions du tire à la carabine j’aurais pu comprendre et accessoirement passer une bonne nuit. Le tir, l’armée, la police, le Tibet loin d’être libre, les exécutions à la pelle, bon ! Mais, manque de pot, c’est de canoë-kayak dont je cause. Et là, j’avoue que l’association Chine /canoë/liberté/nature s’impose un peu moins. Un manque de culture, certainement doublé d’un esprit mesquin. Dans mon delirium, j’ai commencé mon petit périple sur la rivière Songhua. Le bassin était juste au niveau de l’usine ayant eu la riche idée de déverser accidentellement près de 100 tonnes de benzène. Le top du top du cancérigène, le fin du fin pour les écosystèmes. Les supporters du coin n’avaient pas forcement bonne mine. C’est vrai que les autorités on mis plus de 9 jours pour avertir la population des légers risques pour l’estomac. Total de l’opération, les eaux de consommation polluées pour près de 4 millions de personnes. Bon, du moment que l’on tourne à l’eau minérale et que l’on pagaye la bouche fermée. Un peu plus tard dans la nuit, je me suis vu partir dans la province du Guangdong sur la rivière Beijang. Rebelote. Là non plus il ne fait pas bon patauger. Le volume de cadmium, un métal hautement toxique serait, selon l’agence Chine Nouvelle, dix fois supérieur au taux acceptable. Le genre de métal qui peut affecter les centres nerveux et le système immunitaire. C’est sûr que pour tourner comme des avions dans le bassin ce n’est peut-être pas le meilleur moyen. Le reste de la nuit j’ai continué mon petit trip, à la recherche du site olympique idéal. Autant vous dire tout de suite que j’ai transpiré jusqu’au matin. Ici, en Chine, plus de 70% des lacs et rivières sont pollués. 90 % des nappes phréatiques le sont aussi. Les mesures à l’encontre des pollueurs sont encore trop dissuasives et les stations d’épuration et de retraitement sont en sous nombre notoire. Environ 300 millions de personnes doivent se contenter d’utiliser et de consommer de l’eau polluée. A peine plus de la moitié des déchets industriels et domestiques est traitée. Le genre d’exploit qui occasionne de graves problèmes sanitaires du fait notamment, des infiltrations dans le sol et les eaux. 5 des 7 grands fleuves du pays sont gravement pollués. Même les autorités avouent que le fleuve Jaune dépérit et que le Yangzi Jiang peut devenir « une rigole puante d’ici 10 ans ». Vous imaginez le cauchemar ? Des années et des années de sacrifices, de diététique, de stages d’oxygénation pour atterrir dans une rigole puante ? Et je vous passe les questions d’air. Selon un expert gouvernemental près de 400.000 personnes meurent chaque année en raison de la pollution de l’air. Des estimations qui sont bien entendues sûrement surévaluées par les services d’un état bien connu pour sa démagogique transparence. Je peux vous dire qu’au matin je n’étais pas frais. Le nez et la tartine dans le bol de café. Pour me remettre d’aplomb, je suis vite aller zieuter le site de Beijing 2008. Ouf ! Rien à voir avec la Chine. Le ciel devrait être bleu. C’est écrit sur le site du comité d’organisation. Beijing a lancé 22 mesures afin de « garantir du ciel bleu ». A Beijing, les toits de la ville seront verts, le Mac Do du centre-ville remplacé par des arbres et les rivières bleues. A Beijing, même les militaires plantent des arbres pour embellir la ville. Des officiers et soldats de la commission militaire du comité central et des unités de l’armée populaire de libération ont planté avec les dirigeants 600 jeunes arbres dans le parc forestier olympique, lui ajoutant une parcelle de vert. C’est vous dire que l’on va pouvoir naviguer l’esprit tranquille. La promesse d’offrir un paysage écologique pour les JO vert de Beijing est une réalité. Il parait même que la fête des Fleurs de pêcher ouvre ses portes au jardin botanique. Les fleurs de pêcher de montagne dont la floraison est la plus précoce scintillent, une dizaine de milliers de fleurs de pêcher éclatent les unes après les autres. Une petite fille, dans les bras de sa mère, est prise en photo avec le printemps magnifique. Bercé par la comptine, je me suis recouché rassuré. Dire que Beijing 2008 aurait pu être en Chine !

''Stéphane ROUX ''

jeudi, octobre 18 2007

CKM 201 : Vidéo "Franchir un rouleau"

Voici la vidéo "Franchir un rouleau" qui complète l'article paru dans CKM n°201. A travers, par-dessus ou en effectuant une giclée, ces méthodes n'auront plus de secret pour vous !

Vidéo réalisée par David Arnaud.


CKM 201 : Vidéo "L'oeil dans le viseur"

Voici la vidéo correspondant à l'article "L'oeil dans le viseur" paru dans CKM n°201. Ces trucs et astuces sont donnés par David Arnaud, l'auteur des DVD In-Flux, Methode Kayak Freestyle ou encore Torrents Alpestres. Pour plus d'infos, consultez CKM n°201 !

lundi, septembre 24 2007

Fin d'Humeur - CKM 200

Je vais tout de suite vous mettre à l’aise. En tant que rédacteur de cette rubrique pleine de bonnes ou mauvaises humeurs, je sais bien que les lignes qui suivent seront bigrement mal écrites. Les fautes d’orthographe rivaliseront sans doute avec les erreurs grammaticales. Les répétitions d’idées tiendront de fil conducteur. Un papier inutile dont le style rappellera pour certains les exercices de rédaction au collège après un gros week-end club. Et je ne vous parle pas de l’illustration que l’on va certainement me bricoler au dernier moment avant bouclage. Une vrai cata. Je suis d’ailleurs prêt à recevoir une volée de critiques acerbes doublée d’une bordée d’insultes. Je ne me fais aucune illusion sur les réactions dans le forum. Chargez la mule. Pas de quartier. Tirez à vue et au hasard d’une rencontre sur l’eau, n’hésitez pas de couvrir de jurons ce gusse qui vous gâche depuis quelques numéros la fin de votre magazine préféré. Ne croyez pas que je sois totalement maso mais en réalité j’attends presque avec joie votre coup de fouet. Cette bafouille va très certainement respirer le bricolé, le foutage de gueule complet. Je ne mérite donc que cela. J’ai pourtant proposé au rédacteur en chef de remplacer la rubrique par de la pub ou une photo pleine page de gros lolos. J’étais même prêt à laisser le champ libre à un topo de l’amicale des barragistes Corses. Niet. De sa place au soleil, tranquille à mater comme un pacha les championnats de France à Bourg, le boss attend sa brève pour boucler demain l’affaire. Le gusse est charrette comme d’habitude. Les imprimeurs n’attendent pas et les presses sont programmées. Dur à croire tout de même pour les abonnés qui hurlent tous les 2 de chaque mois de livraison. Même les buralistes ne savent toujours pas très bien si on se fout de leur poire quand on demande un CKM avant le 30 suivant la date prévue de parution. Bref, une binouse fraîche dans une main, le portable sur l’oreille, sa seigneurie veut rapido un truc légèrement décalé pour susciter les débats et secouer un chouilla le cocotier. Tu parles d’une affaire. Livraison pour demain d’une page de déconnade bien ficelée. Il pense peut-être que je tourne au pot belge. C’est sûr que pour faire le coq au milieu des huiles fédérales et parler du bon temps et des « bringouses » en équipe de France, il est bon. Pour finioler son édito et visionner tranquillo dans son bureau en avant première toutes les nouvelles vidéo, il est champion du monde. Par contre, pour pondre en cinq minutes chrono de quoi faire réagir l’ensemble des tribus kayak, c’est bibi qui s’y colle durant les heures de bureau. Et là, je veux dire qu’il faut être vraiment couillon pour signer tous les deux mois de quoi vous faire excommunier de notre petite famille de barbares ou vous faire étriper dans n’importe quels contres. D’autant plus couillon que je risque en plus de me faire pincer par mon patron. Je ne parle pas d’un certain Joël Doux, rédacteur en chef du mag, mais de celui qui me prend le chou à longueur d’année et accessoirement me paye de quoi changer de pagaies après chaque boîte. Et oui ! A CKM les rédacteurs tels des poules en batterie doivent pondre en cadence accélérée. Pour la rémunération par contre, c’est plutôt en kilo de baffes à l’occasion de nos reportages sur site, dans les rassemblements ou les compétitions du coup terriblement dangereuses. Et encore, moi je fais que dans le verbal et la polémique gratuite. Les claques je les prends après coup et souvent de manière épistolaire. Pour mes camarades de la rédaction qui se coltinent les reportages techniques ou les topo-guides l’affaire est parfois plus saignante. - Dis donc Raph, pour boucler, tu ne peux pas aller me faire deux trois clichés de toi dans les plus gros bouillons de Norvège ? Je te paye un plein…mais je veux du gros… - Au fait, David, tu ne voudrais pas te balancer dans trois ou quatre rappels pour illustrer la page sécu ? - Luc, mets-toi à poil et essaye moi ce tas de combis. C’est pour les pages matos… - Allez, les gars avant que l’orage redouble, on se refait le gouffre des meules avec le derniers Riot…Je ne sais pas si je dois mettre 3 ou 3+ pour le test… - Patrice, tu ne pourrais pas tenir le stand durant toute la durée du salon nautique ? Moi je dois couvrir la compét de wave ski au Brésil… - Jean-François ? les diapos de ta randonnée de 3600 km dans l’archipel des grands vents ne sont pas bonnes…tu peux pas y retourner avant vendredi ? Le plus dingue, c’est que les gusses y vont sans trop rechigner. La passion sans doute. De toute façon, le rédac veille au grain. Et je peux vous dire que l’affaire tient du miracle. Car jamais l’ours d’un magazine n’a si bien porté son nom. Un vrai repère d’hurluberlus fiers de fêter cet anniversaire et poursuivre la fiesta avec vous. Le temps en tous cas que les rivières et la mer puissent encore rester des destinations de rêves pagaie en main et que l’esprit soit là.

CKM, Numéro 200

200 numéros. Près de 15 000 pages pour écrire les riches heures du canoë-kayak depuis la création de CKM en avril 1970. Du noir et blanc à la couleur, du bulletin fédéral intimiste à la revue indépendante et grand public, que de chemin parcouru…ou pas ? Ce coup d’œil dans le rétro, que nous ne pouvions pas éviter à l’occasion de cet anniversaire, nous montre bien que si les formes de bateau et les équipements ont bien évolué, ce sport n’a pas tant changé. Certes il y a les autres média, l’image, l’explosion du tourisme et du loisir, l’olympisme, etc. Mais le CK reste aujourd’hui une discipline confidentielle, avec tout ce que cela comporte de négatif ou de positif : peu de moyens et de reconnaissance, un nombre de pratiquants qui stagne, mais aussi peu de risques de dérapages côté dopage par exemple, suivez notre regard…Reste un sport passionnant, diversifié, et finalement peu nous chauffe qu’il soit à la mode ou pas. Voici donc un numéro collector, qui revient sur les 200 couvertures qu’a connues CKM à ce jour, soit 37 ans et quelques semaines. Les plus anciens se rappelleront leur jeunesse, les plus jeunes y jetteront un œil un peu suspect, tous y verront l’illustration de leur passion. En parlant de passion, avec ce numéro, notre supplément compétition Chrono revient sur cette belle quinzaine avec 16 pages dédiées aux Frances, qui montra une fois de plus que Bourg Saint Maurice. Ce n’est d’ailleurs sans doute pas un hasard si CKM a vu le jour suite aux mondiaux organisés en 1969 à BSM. Voici donc une manière de boucler la boucle…

mardi, juillet 3 2007

Video "Dissociation" / CKM n°199

Pour faire suite à l'article "Dissociation Bassin-Buste" paru dans CKM n°199, voici un clip vidéo concocté par David Arnaud... N'hésitez pas à consulter l'article pour des explications plus détaillées !

mardi, juin 12 2007

L'edito de CKM 199

Merci à tous ceux qui ont réagi positivement à notre nouvelle formule. Mails, rencontres, coups de fils, pas mal de manifestations de satisfaction et d’encouragement après la sortie du numéro 198. sur le site www.kayakmag.fr, les connexions se sont multipliées, même si les chiffres sont un peu faussés par un concours qui vous a passionné. (Voir les gagnants en ligne). Sur le forum EVO, où nous disposons de sujets spécifiques CKM, quelques réactions, mais pas vraiment encore de débat au sens où nous l’espérons toujours. Pourtant le précédent édito, l’article sur les paradoxes du kayak, le billet « fin d’humeur », la nouvelle ligne éditoriale se dessinant auraient pu laisser supposer quelques remous de plus…même si nous sommes déjà très satisfaits des échos parvenus jusqu’à nous. Ceux qui se sont exprimés nous ont souvent fait part de leur approbation de notre effort pour produire un mag plus étoffé, qui se lit moins rapidement, et qui propose autant de réflexion que de rêve. C’est en effet le pari que nous faisons, et si certains ont pu voir ça et là une motivation du côté de la gratuite provocation, nous en sommes bien loin. Notre seule intention est de continuer à faire rêver en proposant des nouveaux parcours, des idées de voyage, en dégageant les tendances de la pratique, mais aussi en regardant en face les problématiques qui se présentent. Parmi les sujets sensibles, celui de la préservation des rivières en est un des plus délicats. Il nous place en effet face à nos contradictions d’hommes, de consommateurs autant que de citoyens. Un sujet sur lequel nous serons souvent amenés à nous pencher, ce que nous commençons à faire dans ce numéro avec un article sur les rivières des Hautes-Alpes. Un thème qui nous est d’autant plus apparu comme évident lorsque nous avons pris la décision de proposer en supplément de ce numéro un film qui propose une invitation au voyage autour de quelques rivières haut-alpines. Nous n’avons pu lors de ce tournage réaliser des images sur le Gyr faute de niveau d’eau suffisant, mais nous avons tenu à aborder le délicat sujet de ce torrent alpestre où un projet de micro-centrale a commencé de faire des vagues depuis quelques mois. Une question qui pose débat, et sur laquelle nous serons amenés à revenir dans nos prochains numéros, sous forme d’une table ronde où les différents points de vues pourront s’exprimer, car il nous semble que c’est le rôle d’un magazine comme le notre. En attendant, n’hésitez pas à réagir sur www.kayakmag.fr

jeudi, avril 26 2007

La loutre, le kayakiste et la santoire...

C’est étonnant comme la loutre et le kayakiste se ressemblent. En tant que mammifère, tous deux commencent la vie un téton plein de lait entre les dents. Même les plus secoués ou médaillés d’entre nous y sont allés de leur petite tétée. La loutre est un carnivore mustélidé aquatique aux pattes palmées, mangeur de poissons. Bon, et alors ! Goûts culinaires et appartenance familiale mis à part, nous pouvons nous sentir proche du portrait. L’espèce commune vit en solitaire sur de vaste territoire près des cours d’eau et habite dans de petits terriers sur la berge possédant deux ouvertures : une qui donne sur l’eau et l’autre qui permet d’aérer l’habitation tout en restant à l’écart des nuisances de toutes sortes. De plus l’animal aime les rivières propres et non polluées. Alors là, vous n’allez pas me dire ! Qui n’a pas fantasmé une vie pépère au bord de son spot à l’abri des emmerdes. A croire que cette bestiole a oublié d’être bête. Elle au moins, vit nos rêves et n’envie que modérément nos embouteillages. La loutre nage très bien, jusqu’à 12 km et peut rester 8 minutes sous l’eau. Ses pattes sont palmées comme les canards et lui servent de rames pour remonter le courant. A quelques détails de performance prés nous avons tous en mémoire des exploits du même genre après une baignade prolongée et passée depuis à la postérité. Il y en a même qui essaye d’imiter certaines caractéristiques morphologiques de la loutre en cherchant à fermer automatiquement leurs oreilles et narines à l’entrée du bouillon. La loutre siffle et glousse, elle adore jouer comme nous. Bref, j’arrête là. Mais vous voyez, les points communs sont nombreux exceptés peut-être, la qualité des poils et la taille de la moustache qui pour le kayakiste sert rarement de radar. Alors, figurez-vous que pour toutes ces raisons, ces deux énergumènes se retrouvent parfois sur certaines rivières comme la Santoire dans le Cantal. Ici, la loutre vit à l’année. Elle patauge dans cette belle vallée d’origine glacière, dans le Parc Naturel Régional des Volcans d’Auvergne qui prend sa source au pied du Puy Mary à plus de 1000 mètres d’altitude. Le kayakiste la rejoint plutôt à la fraîche, c’est à dire en hiver. La descente de la Santoire jusqu’à la Rhue en aval de Condat, offre parmi les derniers et les plus beaux kilomètres sauvages d’une région ayant déjà déraisonnablement aménagé ses cours d’eau. Pour la loutre comme pour le kayakiste nous dénombrons finalement peu d’individus en cette belle vallée. Malgré les lois de protection et le classement en bon état de la Santoire au titre de la Directive Cadre Européenne sur l’eau, la loutre est ici comme partout ailleurs en Europe menacée. Pour le kayakiste, les enjeux sont d’une autre nature. Pas assez fun la Santoire, trop naturel peut-être, trop aléatoire. Et c’est peut-être tant mieux pour ceux qui en connaissent les secrets. La Santoire est aujourd’hui sous la menace d’un projet hydroélectrique au niveau de la commune de St Bonnet de Condat. Le projet est porté par la société JOUVAL. Comme d’autres usiniers sévissant dans d’autres régions, il s’agit là d’un véritable champion. L’enquête d’utilité publique est prévue du 26 février au 27 mars. Le projet comprend, entre autre, la réalisation d’un barrage de 3,80 mètres de haut, une conduite forcée sur près de 3 km. La routine. D’un côté l’illusion de revenus fiscaux pour les collectivités sous couvert de responsabilité énergétique et de l’autre les tenants d’une valorisation / protection responsable et durable des tous derniers espaces naturels d’eau vive. La loutre n’a pas attendu pour combattre. C’est vrai qu’il s’agit là de son habitat et non pas seulement de son terrain de jeu. La loutre fait régulièrement des rondes sur son territoire pour écarter les prédateurs de tous poils. Suffisamment en tous les cas pour avoir déjà mobilisé avec ses copines la truite et l’ombre un collectif d’associations « Dordogne Vivante » dont l’objet est de défendre activement les rivières du bassin versant de la Dordogne. La loutre doit se battre. Elle ne peut fuir. Le kayakiste pianote, gère ses contradictions, fait taire les plus turbulents, attend dans son coin pour constater les dommages, prend l’avion pour retrouver l’eldorado, retourne sagement en bassin, se méfie davantage des protecteurs de la loutre et de la truite que des usiniers. Les bétonneurs, c’est vrai, concèdent parfois des lâchés. Pour la loutre c’est insuffisant. Et de ce point de vue là, le kayakiste et la loutre ne sont pas toujours de la même espèce.

dimanche, avril 15 2007

L'édito du numéro en cours

Il y a des moments comme ça où on a envie de changement. Franchement, cette nouvelle formule de CKM n’est pas motivée par une étude marketing poussée ni destinée à booster les ventes. Simplement, il nous semble que le moment est venu de donner un petit coup de neuf à la revue, et même si le changement n’est pas clairement spectaculaire, notre ambition est bien de donner un nouveau souffle à notre bon vieux CKM. En prenant notre temps, dans la profondeur, sans précipitation ; en assumant les imperfections d’un premier numéro pas complètement conforme à notre espérance, mais que nous corrigerons dans les prochaines parutions.

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vendredi, avril 13 2007

Video "Et si les filles prenaient le pouvoir ?" / CKM n°198

Mariann Saether et Nouria Newman, en interview dans CKM n°198, nous montrent ici ce qu'elles sont capables de faire... les garçons n'ont qu'à bien s'accrocher à leur pagaie !

Images : Mariann Saether, David Arnaud

Video "Sortir d'un rouleau" / CKM n°198

Pour faire suite à l'article "Sortir d'un rouleau" paru dans CKM n°198, voici un clip vidéo concocté par David Arnaud... N'hésitez pas à consulter l'article pour des explications plus détaillées !