Par CKM le lundi, septembre 24 2007, 16:35 - Humeur
200 numéros. Près de 15 000 pages pour écrire les riches heures du canoë-kayak depuis la création de CKM en avril 1970. Du noir et blanc à la couleur, du bulletin fédéral intimiste à la revue indépendante et grand public, que de chemin parcouru…ou pas ? Ce coup d’œil dans le rétro, que nous ne pouvions pas éviter à l’occasion de cet anniversaire, nous montre bien que si les formes de bateau et les équipements ont bien évolué, ce sport n’a pas tant changé. Certes il y a les autres média, l’image, l’explosion du tourisme et du loisir, l’olympisme, etc. Mais le CK reste aujourd’hui une discipline confidentielle, avec tout ce que cela comporte de négatif ou de positif : peu de moyens et de reconnaissance, un nombre de pratiquants qui stagne, mais aussi peu de risques de dérapages côté dopage par exemple, suivez notre regard…Reste un sport passionnant, diversifié, et finalement peu nous chauffe qu’il soit à la mode ou pas.
Voici donc un numéro collector, qui revient sur les 200 couvertures qu’a connues CKM à ce jour, soit 37 ans et quelques semaines. Les plus anciens se rappelleront leur jeunesse, les plus jeunes y jetteront un œil un peu suspect, tous y verront l’illustration de leur passion. En parlant de passion, avec ce numéro, notre supplément compétition Chrono revient sur cette belle quinzaine avec 16 pages dédiées aux Frances, qui montra une fois de plus que Bourg Saint Maurice.
Ce n’est d’ailleurs sans doute pas un hasard si CKM a vu le jour suite aux mondiaux organisés en 1969 à BSM. Voici donc une manière de boucler la boucle…
Par David Arnaud le mardi, juillet 3 2007, 11:21 - Videos
Pour faire suite à l'article "Dissociation Bassin-Buste" paru dans CKM n°199, voici un clip vidéo concocté par David Arnaud... N'hésitez pas à consulter l'article pour des explications plus détaillées !
Merci à tous ceux qui ont réagi positivement à notre nouvelle formule. Mails, rencontres, coups de fils, pas mal de manifestations de satisfaction et d’encouragement après la sortie du numéro 198. sur le site www.kayakmag.fr, les connexions se sont multipliées, même si les chiffres sont un peu faussés par un concours qui vous a passionné. (Voir les gagnants en ligne).
Sur le forum EVO, où nous disposons de sujets spécifiques CKM, quelques réactions, mais pas vraiment encore de débat au sens où nous l’espérons toujours. Pourtant le précédent édito, l’article sur les paradoxes du kayak, le billet « fin d’humeur », la nouvelle ligne éditoriale se dessinant auraient pu laisser supposer quelques remous de plus…même si nous sommes déjà très satisfaits des échos parvenus jusqu’à nous. Ceux qui se sont exprimés nous ont souvent fait part de leur approbation de notre effort pour produire un mag plus étoffé, qui se lit moins rapidement, et qui propose autant de réflexion que de rêve. C’est en effet le pari que nous faisons, et si certains ont pu voir ça et là une motivation du côté de la gratuite provocation, nous en sommes bien loin. Notre seule intention est de continuer à faire rêver en proposant des nouveaux parcours, des idées de voyage, en dégageant les tendances de la pratique, mais aussi en regardant en face les problématiques qui se présentent. Parmi les sujets sensibles, celui de la préservation des rivières en est un des plus délicats. Il nous place en effet face à nos contradictions d’hommes, de consommateurs autant que de citoyens. Un sujet sur lequel nous serons souvent amenés à nous pencher, ce que nous commençons à faire dans ce numéro avec un article sur les rivières des Hautes-Alpes. Un thème qui nous est d’autant plus apparu comme évident lorsque nous avons pris la décision de proposer en supplément de ce numéro un film qui propose une invitation au voyage autour de quelques rivières haut-alpines. Nous n’avons pu lors de ce tournage réaliser des images sur le Gyr faute de niveau d’eau suffisant, mais nous avons tenu à aborder le délicat sujet de ce torrent alpestre où un projet de micro-centrale a commencé de faire des vagues depuis quelques mois. Une question qui pose débat, et sur laquelle nous serons amenés à revenir dans nos prochains numéros, sous forme d’une table ronde où les différents points de vues pourront s’exprimer, car il nous semble que c’est le rôle d’un magazine comme le notre. En attendant, n’hésitez pas à réagir sur www.kayakmag.fr
C’est étonnant comme la loutre et le kayakiste se ressemblent. En tant que
mammifère, tous deux commencent la vie un téton plein de lait entre les
dents. Même les plus secoués ou médaillés d’entre nous y sont allés de leur
petite tétée. La loutre est un carnivore mustélidé aquatique aux pattes
palmées, mangeur de poissons.
Bon, et alors !
Goûts culinaires et appartenance familiale mis à part, nous pouvons nous
sentir proche du portrait. L’espèce commune vit en solitaire sur de vaste
territoire près des cours d’eau et habite dans de petits terriers sur la
berge possédant deux ouvertures : une qui donne sur l’eau et l’autre qui
permet d’aérer l’habitation tout en restant à l’écart des nuisances de
toutes sortes. De plus l’animal aime les rivières propres
et non polluées. Alors là, vous n’allez pas me dire ! Qui n’a pas fantasmé
une vie pépère au bord de son spot à l’abri des emmerdes. A croire que cette
bestiole a oublié d’être bête. Elle au moins, vit nos rêves et n’envie que
modérément nos embouteillages.
La loutre nage très bien, jusqu’à 12 km et peut rester 8 minutes sous l’eau.
Ses pattes sont palmées comme les canards et lui servent de rames pour
remonter le courant. A quelques détails de performance prés nous avons tous
en mémoire des exploits du même genre après une baignade prolongée et passée
depuis à la postérité. Il y en a même qui essaye d’imiter certaines
caractéristiques morphologiques de la loutre en cherchant à fermer
automatiquement leurs oreilles et narines à l’entrée du bouillon. La loutre
siffle et glousse, elle adore jouer comme nous. Bref, j’arrête là. Mais vous
voyez, les points communs sont nombreux exceptés peut-être, la qualité des
poils et la taille de la moustache qui pour le kayakiste sert rarement de
radar.
Alors, figurez-vous que pour toutes ces raisons, ces deux énergumènes se
retrouvent parfois sur certaines rivières comme la Santoire dans le Cantal.
Ici, la loutre vit à l’année. Elle patauge dans cette belle vallée d’origine
glacière, dans le Parc Naturel Régional des Volcans d’Auvergne qui prend sa
source au pied du Puy Mary à plus de 1000 mètres d’altitude. Le kayakiste la
rejoint plutôt à la fraîche, c’est à dire en hiver. La descente de la
Santoire jusqu’à la Rhue en aval de Condat, offre parmi les derniers et les
plus beaux kilomètres sauvages d’une région ayant déjà déraisonnablement
aménagé ses cours d’eau. Pour la loutre comme pour le kayakiste nous
dénombrons finalement peu d’individus en cette belle vallée. Malgré les lois
de protection et le classement en bon état de la Santoire au titre de la
Directive Cadre Européenne sur l’eau, la loutre est ici comme partout
ailleurs en Europe menacée.
Pour le kayakiste, les enjeux sont d’une autre nature. Pas assez fun la
Santoire, trop naturel peut-être, trop aléatoire. Et c’est peut-être tant
mieux pour ceux qui en connaissent les secrets.
La Santoire est aujourd’hui sous la menace d’un projet hydroélectrique au
niveau de la commune de St Bonnet de Condat. Le projet est porté par la
société JOUVAL. Comme d’autres usiniers sévissant dans d’autres régions, il
s’agit là d’un véritable champion. L’enquête d’utilité publique est prévue
du 26 février au 27 mars. Le projet comprend, entre autre, la réalisation
d’un barrage de 3,80 mètres de haut, une conduite forcée sur près de 3 km.
La routine.
D’un côté l’illusion de revenus fiscaux pour les collectivités sous couvert
de responsabilité énergétique et de l’autre les tenants d’une valorisation /
protection responsable et durable des tous derniers espaces naturels d’eau
vive. La loutre n’a pas attendu pour combattre. C’est vrai qu’il s’agit là
de son habitat et non pas seulement de son terrain de jeu. La loutre fait
régulièrement des rondes sur son territoire pour écarter les prédateurs de
tous poils.
Suffisamment en tous les cas pour avoir déjà mobilisé avec ses copines la
truite et l’ombre un collectif d’associations « Dordogne Vivante » dont
l’objet est de défendre activement les rivières du bassin versant de la
Dordogne. La loutre doit se battre. Elle ne peut fuir. Le kayakiste pianote,
gère ses contradictions, fait taire les plus turbulents, attend dans son
coin pour constater les dommages, prend l’avion pour retrouver l’eldorado,
retourne sagement en bassin, se méfie davantage des protecteurs de la loutre
et de la truite que des usiniers. Les bétonneurs, c’est vrai, concèdent
parfois des lâchés. Pour la loutre c’est insuffisant.
Et de ce point de vue là, le kayakiste et la loutre ne sont pas toujours de
la même espèce.
Par CKM le dimanche, avril 15 2007, 23:48 - Humeur
Il y a des moments comme ça où on a envie de changement. Franchement, cette nouvelle formule de CKM n’est pas motivée par une étude marketing poussée ni destinée à booster les ventes. Simplement, il nous semble que le moment est venu de donner un petit coup de neuf à la revue, et même si le changement n’est pas clairement spectaculaire, notre ambition est bien de donner un nouveau souffle à notre bon vieux CKM. En prenant notre temps, dans la profondeur, sans précipitation ; en assumant les imperfections d’un premier numéro pas complètement conforme à notre espérance, mais que nous corrigerons dans les prochaines parutions.
Par CKM le vendredi, avril 13 2007, 22:30 - Videos
Mariann Saether et Nouria Newman, en interview dans CKM n°198, nous montrent ici ce qu'elles sont capables de faire... les garçons n'ont qu'à bien s'accrocher à leur pagaie !
Par CKM le vendredi, avril 13 2007, 22:27 - Videos
Pour faire suite à l'article "Sortir d'un rouleau" paru dans CKM n°198, voici un clip vidéo concocté par David Arnaud... N'hésitez pas à consulter l'article pour des explications plus détaillées !