Ça y est. Fait. Fini. 150 bateaux, réunis, mis en pages, détourés, décrits, répartis. Un supplément de 64 pages rien que pour ça : présenter les principaux kayaks et canoës des différents type de pratique des sports de pagaies. Et lorsque l’on sait que cette liste n’est pas exhaustive, cela donne une bonne idée de l’étendue de l’offre qui est impressionnante, une « jungle » qui peut paraître hostile au premier abord. Mais n‘ayez pas peur, avancez tranquillement, la saison commence, et ce guide 100 % Matos a pour vocation de vous aider à choisir le (ou les)bateau (x) qu’il vous faut, qui est forcément dans ces pages. Il faut dire que les fabricants ont fait des efforts énormes pour proposer toujours plus adaptés, confortables, performants. Le loisir « canoë » pèse aujourd’hui économiquement, et une étude réalisée l’an dernier a montré que très nombreux français ont un jour eu l’occasion d’essayer le canoë ou le kayak que ce soit en mer, en lac ou en rivière. De là à en faire des pratiquants réguliers, il y a un canyon qui est loin d’être facile à franchir. Un des thèmes évoqués lors de notre entretien avec le nouveau Président de la Fédération Française de Canoë-Kayak, Vincent Hohler. (p ?) Ce dernier semble d’accord avec ce que nous avons déjà répété souvent dans nos colonnes : il faut donner envie au public de faire, de pratiquer ce sport. Avec des images, des actions, des événements, des champions…Un des freins de cette cette communication réside sans doute dans la diversité des images que peut véhiculer le CK à travers les nombreuses pratiques qui s’offrent au béotien. Mer, riviere, randonnée, freestyle, freeride, compétitions, tout cela est très riche mais peu lisible. Naturellement, celle qui s’impose comme la plus facile, la plus accessible, la plus rassurante aussi, et donc celle qui possède certainement le meilleur potentiel de développement est celle de l’eau calme, c’est donc logique que des efforts soient portés vers ce milieu. Mais il ne faut pas pour autant oublier que l’essence même du canoë, c’est la rivière. Celle que les pionniers ont conquis, comme d’autres ont conquis la montagne. Celle qui fait rêver…ou qui fait peur. Une expérience intéressante est menée par la canadienne Anna Levêque, au Mexique, où elle emmène un public féminin découvrir la rivière à travers une forme de stage très innovante( P ?) Un type d’expérience qu’il serait sans doute bon d’importer chez nous, histoire de montrer que l’eau vive, ce n’est pas que pour les casse-cou. En attendant, et puisque CKM ne recule devant aucune production, précipitez vous sur votre ordinateur ou lecteur de salon muni de l’opus 2 de « Torrents Alpestres ». Dans ce film, co-produit avec notre partenaire le Comité Départemental des Hautes-Alpes, notre ami David Arnaud nous fait découvrir encore mieux un territoire si riche en parcours plus beaux les uns que les autres, et il nous décortique au passage un certain nombre de techniques et de conseils, qui vous permettront de progresser très vite. Bonnes descentes.