Edito CKM 211
Par CKM le lundi, septembre 7 2009, 10:11 - Humeur - Lien permanent
Lors de notre dernière visite dans les Hautes-Alpes, au cours de l’élection du Kayak eau vive de l’année (voir page 22) , nous avons été frappés par le nombre de kayaks de rivières croisés sur le toit des véhicules. Bon nombre de voitures allemandes, anglaises, néerlandaises, mais aussi françaises défilaient dans la vallée de la Guisane et de la Durance. Et lorsque quelques semaines plus tard ce fut au tour des compétiteurs, slalomeurs puis descendeurs d’investir les quartiers de l’Argentiere-La Bessée, on pouvait dire que oui, assurément, cette activité existe bel et bien. N’en déplaise à certains détracteurs de l’eau vive, cet été encore, il y aura du monde partout en Europe, pour descendre les belles eaux alpines, l’Isère (voir p 48) le Verdon, la Soca, la Sesia…ou toutes les autres rivières encore praticables qu’il nous faut veiller à préserver. Pendant ce temps, il y aura aussi beaucoup de navigation du côté de l’Ardèche, de la Dordogne, la Loire, l’Allier, tous les beaux spots à randonner en canoë. Le Gardon, le Tarn, la Loire,(présentés p 30 à 47 dans ce mag) ne seront pas en reste bien entendu. Quant au littoral et aux iles, de Bréhat à la Corse en passant par Porquerolles, de la Baie de Somme (p 30) à la Cote Catalane, de la Cote de Granit Rose aux Calanques de Cassis, ils vont en voir passer du kayak de mer. Ces milliers de personnes ne seront pas tous à court terme des fidèles de l’activité. Combien seront tentés de poursuivre l’aventure ? Combien d’entre eux franchiront le pas de l’inscription dans un club ou même de l’abonnement à Canoë Kayak Magazine ? Nul ne peut le dire, mais ce que l’on sait, c’est que le grand public aspire aujourd’hui à s’embarquer à bord d’un canoë ou d’un kayak, pour peu qu’on lui en facilite un peu l’accès. Notre territoire est riche en plans d’eau et rivières, le matériel est très performant et adapté à l’initiation, les cadres sont compétents. Manquent encore à l’appel une communication puissante, et peut-être des écoles privées ou des clubs encore plus structurés, notamment dans les grandes villes, pour répondre complètement à la demande des nouveaux publics. En attendant, profitons tous de cet été pour encore plus naviguer.
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